¤ LECONS DE L'EDITION 2011 DU FESTIVAL D'AVIGNON

Publié le par Cécile Helle

"Mardi fin du Festival In, dimanche fin du Festival Off! Comme l'impression de ne pas avoir vu passer ce mois de juillet...

 

Pourtant comme chaque année, j'ai profité de cette fenêtre exceptionnelle qu'offre le Festival sur le spectacle vivant sous toutes ses formes: théâtre bien sûr, puisque c'est d'abord ainsi que le conçut Jean VILAR, danse aussi, puisque cette année l'artiste associé du Festival In, Boris CHARMATZ est chorégraphe, mais également, musique, installation vidéo, mime, arts du cirque...

Je pense vraiment que c'est une chance exceptionnelle pour notre ville de devenir ainsi chaque été une capitale culturelle incontournable où s'invente le théâtre de demain, où s'invitent des artistes exceptionnels - Juliette BINOCHE, Laurent POITRENAUX -, où s'exposent metteurs en scène et chorégraphes de renommée internationale, où la part belle est donnée a la création, y compris avec la prise de risque qu'elle représente, où se tissent débats et controverses à l'ombre de platanes dans des cours de lycées et de musées, où se croisent philosophes, politiques et citoyens qui pour une fois se posent tous au même moment et au même endroit, pour réfléchir et proposer une parole libre et directe, comme un retour aux sources de ce que fut la démocratie athénienne, agora permanente!

En juillet, il n'y a pas que le Mistral qui souffle à Avignon, il y a aussi un vent démocratique et culturel qui donne l'impression que tout est possible. Et c'est vrai que beaucoup de choses semblent possibles:
- réunir 2000 personnes à 4H30 du matin devant le Palais des Papes pour assister à la très poétique représentation de "Cesena",
- rendre la culture accessible au plus grand nombre en proposant certains spectacles gratuits, mais également en développant les partenariats... avec les Régions pour permettre à près d'un millier de lycéens de découvrir Avignon, ville en festival... avec des associations comme "Culture du cœur",
- permettre à des écoliers d'Avignon de se révéler en danse contemporaine par le travail remarquable d'Anne-Karine LESCOP,
- offrir des confrontations artistiques et intellectuelles inédites et improvisées pour nous aider à nous interroger sur le monde qui nous entoure,
- afficher une fréquentation record de 93% avec un public renouvelé,
- bouger Avignon avec des gens qui marchent du matin au soir, avec des restos et des terrasses de cafés où l'on discute jusque tard dans la nuit, avec une université d'habitude si sage qui se la joue festival, avec des bus urbains qui circulent après 19H...

C'est pour toutes ces raisons et bien d'autres encore que la culture fait sens et qu'elle n'a pas de prix. En cette fin de festival, il me semblait utile de le rappeler à quelques mois d'une échéance cruciale pour le devenir de notre pays mais également de la société que nous voulons!"

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A
<br /> Merci Cécile et bravo pour tes impressions tout le long de ce festival... déjà fini ! En parfait accord avec toi pour les spectacles auxquels j'ai aussi eu le plaisir d'assister et tous les<br /> autres... nos deux co-directeurs font toujours un travail magnifique, étonnant et plein d passion !<br /> Merci à eux, merci à toi !<br /> André Textoris<br /> <br /> <br />
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