¤ POUR UNE GESTION PUBLIQUE DE L'EAU DANS LE GRAND AVIGNON!

Publié le par Cécile Helle / Photo: A. F. Verse

"Beaucoup de monde lundi soir dans la salle des fêtes de la mairie d'Avignon pour assister au débat public organisé par le collectif de l'eau du Grand Avignon. L'objectif était de mobiliser autour d'une revendication claire: "L'eau est à tous, exigez maintenant la régie publique de l'eau!". La plupart des contrats de délégation des communes du Grand Avignon arrive en effet à échéance fin 2013; quant à celui de la ville-centre Avignon, caduque à partir de 2015, il pourrait donner lieu lui aussi à une renégociation.

A cette occasion, Marcelle LANDAU a rappelé que l'eau n'était pas une marchandise et que tout l'enjeu du débat sur la gestion publique est bien de fournir l'eau et non de la vendre comme le font les sociétés de type Véolia ou SDEI présentes l'une et l'autre sur le territoire d'Avignon. Elle en a appelé au sein de notre agglomération à la construction d'une culture publique et citoyenne de la gestion de l'eau posant comme préalable le respect des droits des usagers et des salariés.

Un autre témoignage important a été apporté par Gabriel AMARD, élu de la communauté d'agglomération des lacs de l'Essonne, expliquant la façon de passer d'une gestion privée à une régie publique de l'eau. Partant du constat que l'eau est un bien commun indispensable à la vie, à l'égal de l'air et du soleil, ce dernier a posé le principe du prix coûtant du m3 d'eau correspondant au prix du service rendu et excluant de fait les 25% de surfacturation observés en moyenne en France dans le cas d'une gestion privée. Partant de l'expérience conduite dans le territoire des lacs de l'Essonne, Gabriel AMARD a souligné que la gestion publique de l'eau permettait de faire mieux en termes de quantité et qualité de service rendu aux usagers et pour moins cher. Exiger une eau au prix coutant possible dans le cadre d'une gestion directe et publique, c'est éviter de payer l'impôt sur les sociétés, c'est exclure les frais de siège et les dividendes à distribuer aux actionnaires. La conséquence: une baisse de 37% de la facture sur les 120 premiers m3 d'eau et le recrutement de nouveaux agents. En plus en fin d'année, l'argent dégagée par l'exploitation reste dans le territoire et constitue la première source de recettes pour agir sur l'amélioration du réseau: dans le cas du territoire des lacs de l'Essonne, ce sont ainsi 6 millions d'euros d'investissement qui ont été rendus possibles. Action essentielle quand on sait que chaque année, les pertes par fuites sont estimées à 30% et que la durée moyenne de vie des tuyaux est de 13 ans, ce qui implique un taux de renouvellement annuel de l'ordre de 1 à 1,2%, beaucoup plus que les 0,51% observés aujourd'hui sur Avignon.

Permettant une vision directe, effective, partagée et transparente, la régie publique de l'eau n'est donc ni une utopie ni un service low cost. Pour son instauration dans le Grand Avignon, c'est le moment d'agir! N'hésitez donc pas à signer les pétitions que fait circuler le collectif de l'eau du Grand Avignon!"

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Publié dans Pour Avignon

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M
Comme quoi des actions concrètes sont donc possible dans ce domaine ainsi que sans doute dans d'autres.
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