¤ QUEL AVENIR POUR NOTRE SYSTEME DE SANTE?

Publié le par Cécile Helle

"C'était le thème du débat très intéressant organisé vendredi soir dernier par la Mutualité Française au centre de congrès du Palais des Papes.

L'occasion de rappeler un constat alarmant: aujourd'hui un Français sur 4 renonce à se soigner pour des raisons financières; ce chiffre atteignant plus de 34% chez les étudiants. L'accès aux soins devient donc de plus en plus difficile pour un nombre croissant de nos concitoyens: les prix des consultations augmentent, notamment du fait des dépassements d'honoraires (4 spécialistes sur 10 en pratiquent aujourd'hui); les taux de remboursement par l'assurance maladie diminuent. Aussi on constate que la santé devient un luxe pour de nombreux Français, son coût ayant augmenté de près de 17% sur 5 ans.

A cela s'ajoutent des inégalités territoriales majeures dans l'accès aux soins en raison de la mauvaise répartition des médecins généralistes et spécialistes sur le territoire. Les "déserts médicaux" se multiplient à la campagne comme en banlieue.

En matière de santé, Nicolas SARKOZY s'offre un triple AAA à l'envers avec une politique de santé purement comptable, dangereuse et injuste qui a Aggravé les inégalités, Abîmé le système de santé et Affaibli la protection sociale des Français.

Le Parti socialiste et son candidat aux Présidentielles François HOLLANDE ont bien l'intention dans les mois qui viennent de dénoncer cette logique purement comptable et rentable de notre santé et de notre protection sociale, faisant peser sur les seuls malades les déficits observés. Le rétablissement des comptes est bien sûr une nécessité si l’on veut préserver la protection sociale française; mais ce n’est pas en accroissant le reste à charge des Français que l’on y parviendra.

L'objectif est bien tout au contraire de reconstruire un système de santé au service de tous les Français et de tous les territoires. Cela passe par le renforcement de la prévention et la mise en place d’une politique de santé publique. Aujourd'hui, nous ne consacrons que 7% de nos dépenses de santé aux politiques de prévention. Qu'il s'agisse de la prévention et du traitement des facteurs de risques les plus courants comme l'hypertension artérielle, de politiques de dépistage systématique pour certains cancers ou maladies, de la lutte contre le tabagisme ou l'alcoolisme, de l'éducation au "bien manger"... Cela passe aussi par la transformation des modes de rémunération des professionnels de santé afin de développer leur rémunération forfaitaire, par la clarification des tarifs appliqués et la stricte limitation des dépassements d’honoraires. Cela passe enfin par la mise en place d'une gestion plus rigoureuse et mieux ciblée des dépenses de santé, en excluant les dépenses accessoires du périmètre des dépenses prises en charge par la solidarité nationale, dans une logique de responsabilisation des patients et du corps médical, ainsi que par la création de nouvelles ressources qui pourront être affectées au financement de nos dépenses de santé.

Un débat pour rappeler haut et fort que la santé n'a pas de prix, elle est un droit pour tous!"

Pour lire l'article du journal Le Dauphiné-Vaucluse matin: http://www.ledauphine.com/vaucluse/2011/11/27/notre-systeme-de-sante-est-il-en-danger 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article