¤ RESISTER A LA CASSE DE L'EDUCATION NATIONALE

Publié le par Cécile Helle

"J'ai assisté aux derniers conseils d'administration de l'année scolaire 2010-2011 dans les différents lycées au sein desquels je représente la collectivité régionale. Le constat est partout le même: de fortes inquiétudes exprimées tour à tour par la communauté éducative, les parents d'élèves et les lycéens devant le délitement de l'offre éducative et pédagogique.

 

Les suppressions de postes à l'oeuvre depuis plusieurs années (16 000 programmées pour la rentrée 2011) largement dénoncées par les syndicats, les fédérations de parents et les parlementaires de Gauche affectent maintenant bel et bien le fonctionnement des établissements.

Ainsi la disparition des titulaires remplaçants oblige les chefs d'établissement à se retourner vers Pôle emploi pour recruter des vacataires: la plupart d'entre eux se trouve propulsés dans des classes sans y avoir été préparés, sans formation spécifique. On est dès lors guère étonné d'apprendre par les parents, les élèves et les collègues enseignants que ces remplacements se sont mal passés: abandon de poste au bout de quelques jours, mécontentement des élèves...

 

Et oui, Monsieur le Ministre, contrairement à ce que vous pensez, vous qui avez démantelé les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) le métier d'enseignant nécessité une formation spécifique et repose souvent sur une vraie vocation. En ce sens, c'est un véritable sacerdoce qui mérite d'être reconnu et non mis à mal comme vous ne cessez de le faire avec vos amis depuis plusieurs années maintenant.

Notre école est en danger et c'est l'éducation de nos enfants qui est en jeu. Il y a fort à parier que la rentrée sera chaude!"

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C
<br /> Il y a un manque evident de personnel de surveillance par exemple au lycée Schuman,il y a 3 postes de surveillants pour assurer le service .Il en faudrait 3 fois plus au vu de la surface de<br /> l'établissement et du nombre d'élèves .<br /> Pendant que le service public est démantelé on fait des cadeaux royaux aux écoles privées y compris celles que l'on n'est pas obligé de subventionner (écoles maternelles )<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci Chantal pour ta petite réaction qui vient compléter mon analyse avec un autre exemple vécu dans un lycée d'Avignon. J'espère que nous serons nombreux à nous mobiliser à la rentrée<br /> pour dénoncer ce démantèlement de l'école laïque et républicaine et pour placer l'Education nationale au cœur du débat politique des Présidentielles!<br /> <br /> <br /> <br />