¤ UN VENDREDI DE CAMPAGNE À SAINT CHAMAND!

Publié le par Cécile Helle

"Depuis plusieurs mois, avec les membres du collectif L'Atelier de 2014, nous allons à la rencontre des Avignonnais pour discuter avec eux de leur quotidien, de leurs attentes et de leurs difficultés. D’ici les vacances de cet été, nous serons passés dans presque tous les quartiers de notre ville. C’était une première prise de contact. Naturellement, nous continuerons dès la rentrée.

A travers ce texte, je souhaite, sous forme d’un petit carnet, vous retranscrire une de ces journées de campagne. Elles donnent sens à la vie politique. Ces rencontres m’enrichissent. Elles me permettent, par l’échange, de confronter mes propositions, ma vision et mon ambition pour Avignon.

Vendredi 21 juin dernier, j’étais donc avec les membres du collectif de l'Atelier de 2014 dans le quartier Saint-Chamand. Première étape avec les commerçants et le discours qu’ils me tiennent, c'est celui d’une grande difficulté. L’enthousiasme, le dynamisme et l’envie sont indéniables. C’est la situation sociale, la pauvreté qu’ils dénoncent. C’est aussi le sentiment de ne pas être entendu et soutenu par la mairie qu’ils déplorent.

Immédiatement après, c’est avec les jeunes rassemblés devant le centre commercial que la discussion s’installe. Eux aussi m’évoquent la crise, le mal logement, l’absence de boulot. Mais très vite, la discussion s’oriente vers le sentiment d’abandon qu’ils ressentent de la part de la mairie et du maire. Bien sûr, je leur réponds. Le sens de ces visites, c’est bien d’esquisser et d’imaginer des réponses aux difficultés. Je ne suis pas là que pour constater l’échec.

Auprès des commerçants, j’insiste sur ma volonté d’un moratoire sur l’extension des grandes surfaces, sur le soutien nécessaire que doit apporter une ville à ses commerces de proximité qui font la vie des quartiers.

Aux commerçants comme à ces jeunes rassemblés, je défends la nécessité de reconquérir les espaces publics afin d’en finir avec le sentiment d’abandon. J’insiste également sur le désenclavement du quartier en le reliant au reste de la ville. Pour cela, j'évoque la nécessité d'un réseau de transports en commun de qualité et gratuit. Je leur présente aussi mon projet de transformer la gare auto-train en une gare de proximité qui mettrait le centre ville d'Avignon à moins de 5 minutes.

Je leur promets également une plus grande écoute et surtout une plus grande présence des services publics municipaux. J’évoque avec eux la police municipale, des agents de médiation et des agents de la propreté. Enfin je leur fais la proposition d’une mairie de quartier qui soit une véritable annexe de la mairie, un point de ralliement et une porte ouverte vers les autres services publics.

Naturellement avec les jeunes, je parle aussi formation, stages et travail. J’évoque notamment ma proposition de financer 100 emplois d’avenir ou encore la priorité que je compte accorder aux entreprises locales dans la passation des commandes de la ville. Bien sûr, cela ne résoudra pas tout. Mais si tout le monde va dans le même sens, je suis sûre qu’on peut arrêter cette augmentation insupportable du chômage des jeunes.

J’ai eu l’impression d’être entendue. Bien sûr, ils attendent de voir. Et ils ont raison. Mais le dialogue s’est installé.

Après cette rencontre avec les jeunes et les commerçants, nous prenons la direction du Point Service aux Particuliers. Cet équipement est une main tendue sur le quartier, un lieu d’écoute et d’accompagnement des habitants dans leurs démarches administratives mais aussi des jeunes dans leurs recherches d’emploi et de formation. C’est également un précieux accompagnement pour les familles afin de les aider à réaliser des économies d’énergies et donc diminuer les factures de gaz et d’électricité.

Nous prenons ensuite le chemin de l’école avec distribution de nos propositions autour des transports et de la sécurité. Là aussi, l’accueil est bon. Nous discutons, nous échangeons, nous rencontrons et nous essayons de convaincre de la justesse de nos propositions.

Nous poursuivons à destination du centre social la Fenêtre. Là aussi, quelle réussite! C’est une main tendue pour tous les jeunes, pour tous les habitants du quartier et pour tous ceux qui souffrent. Il joue un rôle considérable dans le quartier. Il créé du lien et participe au vivre ensemble. Bien sûr, tout n’est pas rose. Il connaît aussi la disette financière et doit souvent faire, avec des bouts de ficelles, des miracles.

Les centres sociaux jouent un rôle central dans notre ville et dans la vie des quartiers. On ne s’y trompe d’ailleurs pas quand on se rend dans l’un des quartiers où l’actuelle municipalité a fermé un centre social. La vie y est alors un peu plus dure. Il y a tout simplement moins de collectif et moins de solidarité.

Ensuite, direction la fête de la musique. C'est le 21 juin!

Chaque quartier est différent. Les attentes, les inquiétudes ne sont pas toujours les mêmes. Mais chacune de ces visites me conforte dans la certitude que notre ville regorge de talents. Ces visites me persuadent aussi à chaque fois que, si le collectif reprend sa place, si la solidarité n’est pas seulement un mot et si la volonté politique est là, notre ville peut changer.

Ensemble, nous pouvons faire d'Avignon la ville de tous les possibles."

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Publié dans Municipales 2014

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