¤ UNE BIEN BELLE SOIREE!
Je vous propose de découvrir le discours que j'ai prononcé ce soir à l'occasion de la présentation de mes voeux pour 2012 devant plus de 250 personnes au restaurant L'Atelier de Damien.
"Le premier vœu que je formule, il ne vous étonnera guère, je le sais, c'est la victoire de François HOLLANDE, le 6 mai prochain à l'élection présidentielle.
Faut-il rappeler que cela fait près de 25 ans, un quart de siècle, que la Gauche n'a pas gagné cette échéance politique majeure. La dernière fois, c'était en 1988, je n'avais pas encore 20 ans, je votais pour la première fois et ma joie fut immense à l'annonce de la réélection de François MITTERRAND. Cette joie que procure la victoire de ses idées, de son idéal politique, je veux que les jeunes qui sont ici présents ce soir - Elena, Jean-Baptiste, Aïssam, Colin, Rafik et tous les autres - la connaissent comme je l'ai connue ce soir du 8 mai 1988, eux qui s'engagent aujourd'hui dans la campagne de François HOLLANDE avec la fougue et l'insouciance de leur jeunesse.
Mais cette victoire de François HOLLANDE le 6 mai prochain, je la veux avant tout, comme vous, pour que les choses changent vraiment, pour en finir avec la politique inégalitaire, inique conduite par Nicolas SARKOZY depuis 5 ans, pour redonner confiance à celles et ceux qui n'ont plus d'espoir car ils ont tout perdu. Je pense en particulier ici en Vaucluse aux salariés des Papèteries de Malaucène, à ceux de Continental Nutrition, mais aussi aux 20% de familles avignonnaises qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 750 euros par mois.
Cette victoire, nous irons la chercher tous ensemble en rappelant tout ce qui a été mis à mal et détruit par la droite, tout ce que le candidat-président aimerait aujourd'hui occulter en jouant sur les peurs d'un contexte économique particulièrement difficile. Jamais, notre République et le modèle social issu de la Résistance n'ont été autant malmenés et attaqués. Prenons l'école: 80.000 postes supprimés en 5 ans. Au-delà de ce chiffre, c'est la réalité des dysfonctionnements sur le terrain qui doivent être aujourd'hui rappelés et dénoncés. Plus de cinq semaines d'attente à la rentrée au lycée professionnel Maria Casares ici à Avignon pour la nomination de deux enseignants sans que personne ne s'en émeuve vraiment. Des jeunes gens envoyés sans aucune formation préalable par Pôle emploi en remplacement au lycée Aubanel devant des classes de terminale et qui craquent au bout de deux jours. Et face à cela, face à cette dégradation inégalée de la qualité de l'enseignement, il nous faudrait presque nous excuser de la proposition de notre candidat François HOLLANDE de créer 60.000 postes dans l'Éducation nationale. Il nous faudrait presque nous excuser de placer avec lui au cœur de notre projet politique la jeunesse, celle qui aujourd'hui a du mal à s'en sortir faute de boulot, faute de toit, faute de moyens pour vivre tout simplement...
Et que dire de la gouvernance des copains/coquins, arrogante et ne respectant rien ni personne à l'oeuvre depuis 5 ans. Ici même à Avignon, nous connaissons ce fait du prince avec l'exemple de ce qui s'est passé pour la nomination d'Olivier PY à la tête du Festival, faisant fi des deux directeurs, Vincent et Hortense, actuellement à l'œuvre et pour encore deux éditions, faisant fi du calendrier habituel des nominations, de l'avis des collectivités territoriales par ailleurs financeurs, bafouant les statuts même de l'association.
Pendant cinq ans, nous avons résisté, protesté même en descendant dans la rue. Nous nous sommes indignés. En 2012 est venu le temps de dire que maintenant ça suffit; qu'il est temps de se révolter, de s'engager en votant pour François HOLLANDDE et même plus en faisant campagne pour sa candidature là où nous travaillons, là où nous habitons, auprès de nos amis, de nos voisins, de nos collègues de travail... en relayant ses messages, ses idées, sa force tranquille!
Nous ne sommes que le 30 janvier, ne pensons pas parce que les sondages nous sont favorables, parce que la dynamique et la ferveur militantes sont de notre côté que tout sera facile, ne pensons pas que la droite laissera le pouvoir comme cela. Il faudra nous battre, aller chercher une à une chaque voix, notamment ici à Avignon dans les quartiers populaires qu'il nous faut reconquérir.
L'évocation de cette campagne de terrain que nous nous devons de conduire dans les semaines à venir ici sur Avignon et pour laquelle, je compte sur votre mobilisation, me permet d'évoquer devant vous mon deuxième vœu pour l'année 2012.
Il est directement lié au premier. C'est le souhait qu'à Avignon, le 6 mai au soir, François HOLLANDE franchisse la barre des 50% et permette à la Gauche, au Parti socialiste d'être majoritaire dans cette ville que nous aimons tant.
Ce résultat, nous l'avons déjà enregistré en mars 2010 avec Michel VAUZELLE lors des élections régionales: cela n'était pas arrivé depuis 1989 et la victoire de Guy RAVIER aux élections municipales.
Ce score de François HOLLANDE au soir du 6 mai, ici à Avignon, sera symbolique, nous le savons tous. Si nous sommes majoritaires, alors l'espoir et les perspectives de victoires changeront enfin de camp et seront de notre côté, pour les Législatives bien sûr avec Michèle et Isam, mais aussi pour l'autre échéance, celle d'après, celle qui est déjà dans toutes les têtes, en tout cas dans la mienne, les Municipales de 2014.
Vous le savez, aujourd'hui, cette élection et cette victoire de la Gauche ici à Avignon en 2014 est pour moi un objectif, une motivation et une ambition de tous les instants. Après avoir beaucoup réfléchi, tant je mesure la responsabilité d'être maire d'une ville comme Avignon, qui plus est après 20 ans de gestion municipale par l'UMP de Madame ROIG, tant je mesure aussi les souffrances de nombre d'Avignonnais et les aspirations au changement, aujourd'hui les choses sont claires dans ma tête. J'ai la conviction qu'une autre ville est possible, une ville plus solidaire, plus dynamique, plus accueillante, plus sécure aussi.
J'ai conscience que le chemin sera encore long, semé d'embuches, mais vous pouvez compter sur moi, sur mon énergie, sur la force de mes convictions, sur mon courage et mes envies pour Avignon, cette ville que j'aime tant et dont vous partagez la passion. J'aurai besoin de vous, de votre soutien, de vos encouragements, de vos idées aussi.
Mes amis, mes camarades, vous l'aurez compris, pour 2012 comme pour 2014, c'est maintenant que tout commence!
Je nous souhaite donc une très belle année 2012, porteuse de changement et de belles victoires qui, j'en suis sûre, en préfigureront bien d'autres dans les années à venir."